Les météorites "primitives" sont-elles si primitives?

Les météorites "primitives" sont-elles si primitives?

La question principale est ici: les météorites «primitives» sont-elles si primitives et avons-nous des preuves d'un tel échantillon dans notre registre spectral des petits objets du système solaire, y compris les astéroïdes?

Les météorites sont des échantillons de petits corps planétaires qui se sont formés au début du système solaire. Ils présentent une grande diversité pétrologique, allant des agrégats accrétionnels primordiaux (chondrites), aux résidus partiellement fondus (achondrites primitifs), jusqu'à des magmas entièrement fondus (achondrites).
Une fois que les divers composants de chondrite (inclusions réfractaires, chondrules et matrices) se sont formés, ils se sont accouplés dans des corps parents de météorites au sein du disque. Si peu de chondrites conservent encore un récit immaculé de cette évolution précoce de la nébuleuse solaire, la grande majorité a été affectée par des processus secondaires (figure 1. Bas, gauche et droite) se produisant avant ou après leur accrétion dans leurs corps parentaux astéroïdes. Ces processus thermiques secondaires (assistés par fluide), y compris les interactions gaz-solides, l'altération aqueuse, le métasomatisme et le métamorphisme ont tous agi pour modifier l'enregistrement précoce de ces chondrites à différents degrés. Il est donc fondamental de mieux limiter ces processus secondaires, non seulement pour obtenir des informations sur leurs corps parentaux astéroïdes, en éclairant leur structure interne et leur dynamique, mais aussi pour accéder à l'enregistrement primaire authentique des chondrites.

Deux défis importants sont alors le développement de nouvelles normes pour la mesure des isotopes et la sélection et la description des analogues terrestres des systèmes hydrothermaux planètesimaux. Pour atteindre ces objectifs, trois laboratoires d'UCA spécialisés en sciences de la Terre (GéoAzur), astrophysique, cosmochimie et sciences de la terre (Lagrange) et sciences des matériaux (CEMEF, Mines-ParisTech) fusionnent leurs ressources et leurs compétences avec des collègues du laboratoire HIGP de L'Université d'Hawaï à Manoa, pour créer une initiative scientifique transdisciplinaire internationale unique pour aborder ces problèmes.

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Porteur de projet : Clément Ganino (UMR 7329 Géoazur, Obs. Côte d’Azur)
Partenaires :
- Guy Libourel, Paolo Tanga, Maxime Devogele (UMR 7293 Lagrange, Obs. Côte d’Azur),
- Suzanne Jacomet (CEMEF, Mines-ParisTech),
- Alexander Krot and Kazuhide Nagashima (HIGP, University of Hawaii, USA) + 4 students from UCA.