arrow drop search cross

Festival Anti-Gaspi : comment devenir écoresponsables ?

Le 5 juin dernier, le campus Valrose a accueilli son premier festival Anti-Gaspi organisé par Université Côte d’Azur, à l’occasion de la semaine européenne du développement durable et de la journée mondiale de l’environnement. Parrainé par le chanteur britannique Charlie Winston, ce festival inédit a proposé un grand nombre de conférences et d’ateliers ludiques qui ont permis au public de s’interroger sur les impacts environnementaux d’une mauvaise gestion des denrées alimentaires.


Publication : 05/06/2019
Partager cet article :

Le festival Anti-Gaspi aura été une réussite. Conférences, performances musicales, spectacles de danse, théâtre, disco salade et smoothies animés par le chef Thomas Hubert du restaurant niçois « Olive & Artichaut », stand de smoothie bike, tombola… L’objectif était de proposer une journée complète dédiée à l’anti-gaspillage. « On souhaite clore l’année universitaire avec un événement ouvert à tous, partager dans un cadre festif et apporter des solutions simples à mettre en place » expliquait Emilie Demoinet, chargée de mission zéro déchet et économie circulaire à Université Côte d’Azur.

C’est sous un soleil radieux que le premier festival Anti-Gaspi a débuté dans l’Amphithéâtre du Petit Valrose avec plusieurs conférences destinées à informer le public sur les conséquences de la surconsommation sur l’environnement, la biodiversité et la santé. Il s’est poursuivi l’après-midi dans le grand parc de Valrose où étaient proposées des activités de sensibilisation au gaspillage alimentaire. Basés sur la co-construction, les stands et les animations ont été répartis en sept zones à thème. Le festival s’est déroulé dans une ambiance festive et chaleureuse. L’échange était au rendez-vous, puisque 351 festivaliers et la communauté Université Côte d’Azur ont pu partager leurs astuces anti-gaspillage.

Pour une cuisine 100% zéro déchet

Le chef Thomas Hubert du restaurant niçois « Olive & Artichaut » tenait l’atelier de disco salade. Ce dernier est venu soutenir cette initiative éco-responsable : « c’est une cause qui nous tient à cœur ». Le concept était simple : construire sa propre salade avec des aliments invendus, « on a utilisé des produits destinés à être jetés, on les a repris puis retravaillés » déclare le Chef Hubert. Le concept de l’atelier suit l’idée du restaurant, « une petite carte » avec des produits frais. Le but final est « de ne plus générer de déchets », « c’est ce que nous faisons quotidiennement au restaurant, on essaie de tout réutiliser » poursuit-il. Tous les produits dont disposaient les festivaliers venaient des marchés locaux, du M.I.N et de 14 supermarchés.

« Nous avons tout récupéré et aujourd’hui, nous avons réussi à faire manger tout le monde ! », Thomas Hubert

L’espace pique-nique a permis aux participants de déguster leurs créations culinaires, préparées dans des bocaux en verre récupérés et stérilisés au préalable.

Favoriser l’économie circulaire

34 bénévoles étudiant.es étaient présent.es afin d’animer les stands et d’expliquer les objectifs du festival. Il a été l’occasion pour plusieurs de s’engager concrètement dans la cause environnementale. Amandine, étudiante à Université Côte d’Azur, tenait l’atelier de la zone 1, « Pensons Conso », et guidait les participants dans un jeu lié à la récolte de fruits et légumes au cours des quatre saisons. « J’ai bien aimé le concept et le festival est dans la continuité de mes études, car je souhaite intégrer un Master en Développement Durable à la rentrée » raconte-t-elle. Déjà engagée dans la mission « Plus de plastique chez mon commerçant », elle a pu s’investir dans une cause qu’elle défend. Le festival reposait sur une seule devise : rien ne se jette, tout est réutilisable.

« Ce sont des gestes que j’applique dans mon quotidien », Amandine

Une tombola gratuite a été organisée sur toute la durée du festival. Une vingtaine de questions liées à l’environnement était dispersée dans le parc Valrose à laquelle les festivaliers pouvaient répondre en s’amusant.

Des ambassadeurs éco-responsables récompensés par Charlie Winston

En fin de journée, le célèbre chanteur britannique a récompensé les ambassadeurs et ambassadrices UCA zéro déchet de la saison 1 qui se sont distingués en transmettant leur suivi de déchet chez eux (réduction des ordures ménagères entre 10% et 60%) et par leur présence aux ateliers récurrents. Charlie Winston a formulé un beau message d’espoir, « pour moi c’est très important d’être le parrain de ce festival ». Le challenge évoqué par le chanteur est celui de vivre normalement tout en gardant une attitude écologique pour la planète. Pour lui, la démarche écologique doit être une priorité, « c’est une chose à laquelle je pense chaque jour » confie-t-il.

« La planète, c’est notre maison », Charlie Winston 

Sophie Raisin, Vice-Présidente Vie Universitaire d’Université Côte d’Azur, a également tenu à remercier Emilie Demoinet, qui fait vivre la mission écoresponsable et qui a organisé ce festival.  « J’espère que l’on saura valoriser tout cela, à sa juste valeur » complète-elle. Les ambassadeurs zéro déchet qui s’étaient engagés dans la réduction de déchets ont été chaleureusement applaudis par l’ensemble des festivaliers. Université Côte d’Azur souhaitait alors gratifier leurs engagements et « leur dire combien leur démarche est exemplaire ».


Une belle journée qui prouve que l’on peut vivre autrement tout en préservant notre environnement et notre écosystème. Evidemment, tous ces gestes éco-responsables sont à adopter à la maison !

Quelques astuces pour limiter le gaspillage et la pollution :

  • Utilisez les fruits et légumes « passés » pour en faire de bons smoothies frais !
  • Transformez vos épluchures en chips pour un apéritif entre amis !
  • Utilisez vos épluchures d’agrumes pour aromatiser le vinaigre blanc qui vous servira à nettoyer votre maison sainement sans l’odeur désagréable du vinaigre.
  • Confectionnez vos éponges réutilisables (Tawashi) ! 
  • Compostez vos épluchures et autres déchets organiques dans des composteurs individuels, dans les composteurs collectifs de l’université ou dans des lombricomposteurs. Fabriquez-les à partir de palettes, de bacs plastiques ou polystyrène récupérés !
  • Achetez local, en vrac avec des circuits courts !
  • N’utilisez plus de sacs plastiques, fabriquez vos propres sacs en tissus à partir de chute de tissu ou vieux vêtements !
  • Utilisez une gourde !