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Melpomeni Dimopoulou et Thibaut Ehlinger remportent la finale azuréenne du concours « Ma thèse en 180 secondes »

L’édition 2019 « Ma thèse en 180 secondes » s’est déroulée le 5 mars 2019 au Théâtre National de Nice. Ils étaient 18 participants à tenter leur chance et à présenter leur sujet de thèse en 3 minutes devant plus 300 personnes ainsi qu’un jury d’exception. Les deux gagnants de cette sixième édition, Melpomeni Dimopoulou, 1er prix du jury, et Thibaut Ehlinger, prix du public, sont tous deux, doctorants en informatique et s’envoleront le mois prochain pour la demi-finale nationale à Paris.


Publication : 11/03/2019
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« Ma thèse en 180 secondes », un concept qui nous vient tout droit d’Australie, est un concours alliant éloquence et vulgarisation scientifique. Les candidats, tous entre la première et quatrième année de thèse, étaient présents pour relever le même défi : résumer leurs recherches en 180 secondes. Ils ont tenté de séduire le public et le jury, présidé cette année par Florence Porcel, vulgarisatrice, autrice et comédienne.

« Une fierté pour Université Côte d’Azur »

C’est dans une salle pleine à craquer que le concours a débuté peu après 19 heures. « Ils représentent l’excellence scientifique d’Université Côte d’Azur » commence Erwan Paitel, Directeur opérationnel du programme des formations IDEX à Université Côte d’Azur, avant de continuer « au-delà de leur projet de recherches scientifiques, les étudiants ont choisi de suivre une formation. C’est un vrai choix de carrière, de cursus, que d’ajouter cela à leur recherche ». « Une formation très complète » précise Sylvie Mellet, Directrice IDEX d’Université Côte d’Azur. Erwan Paitel souligne qu’il s’agit « d’un exercice de style compliqué », qu’ils ont tout doucement appris à apprivoiser tout au long de la formation.  « On est plus dans l’art que dans la science, on est dans la médiation scientifique » annonce le Directeur opérationnel du programme des formations IDEX. Sylvie Mellet évoque « le challenge » qui attendait les participants sur la scène de la salle Michel imon : « 3 minutes, pas plus. Vous imaginez ! ». Les doctorants sont une véritable force pour Université Côte d’Azur, « ils font vivre nos laboratoires de recherche » conclut-elle.  La pluridisciplinarité fait aujourd’hui la qualité de cette compétition qui « permet de rendre la recherche accessible au public », explique Olivia Giordano, doctorante en droit et participante à MT 180.

Synthétiser, vulgariser, s’exprimer

Olivia étudie la pertinence de la propriété intellectuelle dans la protection culturelle immatérielle. Elle témoigne des bénéfices de cette expérience : « Avant j’avais du mal à expliquer ma thèse, maintenant c’est beaucoup plus simple car j’ai réussi à synthétiser mes recherches ». Synthétiser et vulgariser ses recherches scientifiques, là était toute la difficulté. Alban, doctorant en astronomie le confirme : « résumer une thèse en 3 minutes, c’est un exercice difficile ». Le chercheur du laboratoire J.L Lagrange de l’Observatoire de la Côte d’Azur explique avoir participé à MT 180 « pour l’aspect formation scientifique ». Au cours de cette formation, les étudiants ont pu développer des compétences professionnelles et prendre du recul sur leurs propres travaux.

Une aventure humaine

En coulisse régnait un vrai esprit d’équipe. Tout au long de la soirée, les candidats se sont tous soutenus, conseillés, entraidés. « On est tous soudés » affirme Emilie, doctorante en droit. Elle évoque une « très belle expérience ». Emilie, qui a eu la lourde tâche d’ouvrir le bal, a livré ses premières impressions. Et à l’écouter, elle aurait pu remonter sur scène. « C’était génial ! » s’est exclamé l’étudiante. Soulagée, elle a accepté de revenir sur sa présentation et avoue que « c’était intimidant ». La doctorante s’est laissé tenter par le concours il y a quelques mois et ne regrette en rien son investissement. « Nous avons tous progressé et on s’est tous aidés. Même si je ne gagne pas de prix ce soir, je serai heureuse pour les gagnants » a-t-elle déclaré. Un beau message de solidarité.

« On a presque envie de recommencer »

Quelques minutes avant le grand verdict, les doctorants se tenaient en ligne dans les coulisses, prêts à s’élancer sur la scène, « c’est notre heure les gars ! ». Stressés mais enthousiastes, ils se sont tous souhaités « bonne chance ! ». Le visage un peu crispé, Romain a confié qu’il « aurait presque envie de le refaire ». Et c’est sous un tonnerre d’applaudissements que les 18 doctorants ont été accueillis par le public et le jury. Florence Porcel, Présidente du jury, a annoncé que la délibération était terminée. Elle a insisté sur la difficulté à choisir entre ces 18 performances plus remarquables les unes que les autres.

« Exceptionnel et excellence, je crois que tout est résumé », Florence Porcel, Présidente du jury 

Le verdict est tombé

Le 1er prix du jury a été remporté par Melpomeni Dimopoulou. La jeune femme étudie « l’ADN synthétique : une solution innovante pour l’archivage à long-terme des données numériques ».  Le prix du public a été attribué à Thibaut Ehlinger qui travaille sur « l’analyse causale de la relation entre qualité de service et qualité d’expérience utilisateur cross-applicative ». Le 2éme prix du jury a été décerné à Samy Douider, doctorant en 1ere année de thèse, qui analyse « l’infraction obstacle ». Enfin, Adrien Broquet a décroché le 3éme prix du jury pour sa prestation sur « l’histoire géologique de mars vue depuis l’orbite ».

Melpomeni et Thibaut représenteront Université Côte d’Azur lors de la demi-finale parisienne le 5 avril prochain.