Structure fédérative de recherche

Fédération de Recherche Interventions en Santé (FRIS)

Adresse :
261 Boulevard du Mercantour - BP 3259
06205 NICE Cedex 3
Tél :
0489153952
Mail :
stephanie.bougis@univ-cotedazur.fr

Informations générales

Tutelle : Université Côte d'Azur

Référence : FR

Département : DS 5 : Biologie Médecine et Santé

Organisation

Responsable(s) :
Composition de l'équipe
La FRIS est composée du Laboratoire Motricité Humaine Expertise Sport Santé (LAMHESS, UPR 6312) et du Laboratoire Cognition Behavior Technology (CoBTeK UPR 7276) ayant un historique de collaborations sur les interventions en santé. Ces deux laboratoires ayant par ailleurs un réseau de collaborations communes avec le Laboratoire d’Anthropologie et de Psychologies Clinique, Cognitive et Sociale (LAPCOS EA 7278), celui-ci s’est naturellement associé au projet. Deux Unités de Recherche en Emergence (URE), l’URE TransitionS et l’URE RETINES font également partie des unités fondatrices. La FRIS regroupe ainsi plusieurs unités de recherche rattachées à l’EUR HEALTHY consacrée aux écosystèmes des sciences de la santé. Plus récemment l’équipe STARS de l’INRIA et le laboratoire BCL ont rejoint la Fédération.
La FRIS intègre également plusieurs structures partenaires, comme le Département de Santé Publique et le Laboratoire de Soins Pharmaceutiques et de santé Publique du CHU de Nice ; la plateforme HeLIIX de l’Université Côte d’azur (anciennement Centre de Référence Santé Bien-Etre Vieillissement), La Maison des Sciences de l’Homme et de la Société – Sud-Est (MSHS-SE), l’Institut de Formation en Masso-Kinésithérapie (IFMK) ou encore le Centre Antoine Lacassagne (CAL).

Activités

Thèmes de recherche

Risques, Surveillance, Environnements

L’objectif est de créer les conditions d’une synergie transdisciplinaire pour identifier, décrire, valider et diffuser des méthodes, des outils et leurs analyses subséquentes dans une dynamique positionnant l’homme, son état de santé, ses comportements au sein de son territoire de vie et d’activités.
Comment décrire la « santé » d’un territoire ?

La mesure de la vulnérabilité est la mesure du potentiel qu’un espace géographique donné a à « entrer » dans le corps, soit parce qu’il possède une charge environnementale délétère pour la santé, soit parce qu’il est habité par des populations sensibles. Inversement, la charge d’un espace peut être positive s’il permet de maintenir un bon état de santé. L’espace (habitat ou professionnel) est également vecteur de risques psycho-sociaux. Ces dimensions sont à prendre en compte dans une perspective intégrative de la santé.

Quelle place donner à la vulnérabilité perçue, individuelle et collective ?

L’évaluation, le repérage et le diagnostic de la vulnérabilité objective de l’environnement pourront être couplés à l’étude du sentiment de vulnérabilité. Des travaux déjà anciens ont mis en évidence la nécessité d’un sentiment de vulnérabilité face aux risques, en vue de susciter le changement. Le sentiment de vulnérabilité concernant sa propre santé, son avenir, en lien avec l’environnement, son style de vie, ses caractéristiques propres, son contexte professionnel doit été pris en compte dans l’usage, durable, des nouvelles technologies en matière de santé.

Comment monitorer la santé d’un territoire ?

Des territoires de santé à la santé des territoires, tout concourt à proposer les voies de la convergence et de la réciprocité de l’analyse. La cinétique des évolutions doit permettre de théoriser sur la santé environnementale. Demain, si nous obtenons plus d’études sur ces sujets, nous pourrons raisonner en termes de vulnérabilité d’un territoire, de potentialité d’un espace à être vulnérable pour la santé et de l’impact prédictif des actions conduites ou à conduire.

Promotion de la santé et conduites de changement

Selon la Charte d’Ottawa (1986), la promotion de la santé vise non seulement à renforcer les aptitudes et les capacités des individus et à réduire les comportements à risque, mais aussi à agir sur les déterminants physiques, sociaux et économiques dans le but de favoriser la création d’environnements de vie qui soient favorables à la santé. Les modèles de promotion de la santé considèrent ainsi que l'influence de l'environnement physique et social sur la santé et sur les comportements liés à la santé est cruciale. Dans ce cadre, les actions de promotion de la santé appellent à un véritable changement dans la façon de concevoir et de mener les actions de santé publique. Ce changement repose, notamment, sur le développement de collaborations interprofessionnelles, inter-organisationnelles et intersectorielles, où la combinaison des connaissances et des expériences de chacun peut conduire, sous certaines conditions, à des solutions innovantes pour résoudre les problèmes de santé publique complexes. Ces formes d’organisation, qui exigent de nouvelles formes de gouvernance collective, sont difficiles à réaliser. Par ailleurs, il y a peu de données scientifiques sur les conditions d’un fonctionnement synergique et efficace de tels dispositifs dans le champ de la promotion de la santé.
L’activité de recherche se propose de contribuer à mieux identifier les mécanismes explicatifs des changements de comportements de santé, ainsi que les conditions favorisant la participation citoyenne et les coopérations intersectorielles.

Cognition, comportement, motricité

Les activités de la vie quotidienne nécessitent généralement la réalisation conjointe d’une tâche cognitive et d’une tâche motrice. Cognition et motricité sont encore fréquemment abordées comme deux entités distinctes, alors que de nombreux travaux mettent en évidence leur interrelations. La relation entre activité cognitive et motrice est circulaire. D’un côté, la pratique d’un exercice physique a une influence immédiate sur l’activité cérébrale et cognitive. D’un autre côté, l’activité cognitive a un impact bénéfique sur les performances motrices, et réciproquement, des problèmes au niveau cognitif peuvent impacter la motricité.
Il s'agit de s'intéresser à l’interaction motricité-cognition et aux troubles de la motivation et de la régulation émotionnelle au cours du processus de vieillissement, avec un accent sur l’évaluation, la prévention, la réhabilitation et la prise en charge. L’objectif des travaux menés vise à mieux comprendre la complexité de la fonction motrice humaine à partir d’une approche inter voire transdisciplinaire intégrant les interactions existant entre la motricité, la cognition et le comportement des individus.


Les nouvelles technologies au service de la santé

Cet axe transversal se situe en cohérence avec les éléments du rapport sur l’intelligence artificielle (France IA, 2018). Dans le domaine médical, il vise en particulier à faciliter l’évaluation et la réorganisation des pratiques médicales tout au long du parcours de vie du patient pour proposer un véritable continuum d’interventions allant de la promotion de la santé et la prévention jusqu’à la réadaptation. En effet, les nouvelles technologies permettent l’analyse de données objectives, le suivi contextualisé et en temps réel du patient et contribue à une médecine objective, personnalisée et prédictive. L'objectif de l'axe transversal est de faciliter les recherches des trois thématiques qui ont recours aux nouvelles technologies comme vecteurs d’évaluation, de promotion ou de soin.
L’utilisation des nouvelles technologies comme instrument d’évaluation, d’éducation et de prise en soins est considérée comme un élément transversal aux trois thématiques et permet aux partenaires de la fédération de partager moyens (par exemple à travers l’utilisation des plateformes ou des outils technologiques développés) et expertises. Cet axe de la Fédération FRIS facilite la mise en place et la réalisation des projets mais aussi contribue à la construction d’objectifs communs.
En pratique la transversalité se manifeste notamment au niveau de : 1/ la collaboration technique, 2/ la collaboration humaine, 3/ la mise en place d’études cliniques.

Langues parlées

Français, Anglais

Publications

  • Hayotte, M., Thérouanne, P., Gray, L., Corrion, K., & d’Arripe-Longueville, F. (2020). The french eHealth acceptability scale using the unified theory of acceptance and use of technology 2 model: Instrument validation study. Journal of Medical Internet Research, 22(4), e16520. https://doi.org/10.2196/16520
  • Hayotte, M., Nègre, V., Gray, L., Sadoul, J.-L., & d’Arripe-Longueville, F. (2020). The transtheoretical model (TTM) to gain insight into young women’s long-term physical activity after bariatric surgery: A qualitative study. Obesity Surgery, 30(2), 595–602. https://doi.org/10.1007/s11695-019-04220-9
  • Hellec, J., Chorin, F., Castagnetti, A., Colson, S.S. (2020). Sit-To-Stand Movement Evaluated Using an Inertial Measurement Unit Embedded in Smart Glasses-A Validation Study. Sensors (Basel), 20(18):E5019. doi: 10.3390/s20185019.
  • Robert, P., Manera, V., Derreumaux, A., Ferrandez, Y. M. M., Leone, E., Fabre, R. & Bourgeois, J. (2020). Efficacy of a Web App for Cognitive Training (MeMo) Regarding Cognitive and Behavioral Performance in People With Neurocognitive Disorders: Randomized Controlled Trial. J Med Internet Res 22, e17167. DOI: 10.2196/17167
  • Zeghari, R., Manera, V., Fabre, R., Guerchouche, R., Konig, A., Phan Tran, M. K. & Robert, P. (2020). The "Interest Game": A Ludic Application to Improve Apathy Assessment in Patients with Neurocognitive Disorders. J Alzheimers Dis. 2020;74(2):669-677. doi: 10.3233/JAD-191282.