Projet ChaVaBio

CHAînes de VAleur du BIOcontrôle - ChaVaBio

ChaVaBio est un volet de recherche fondamentale en SHS du projet VALBIO qui est la phase exploratoire de l’axe Sciences Sociales du projet structurant Idex BOOST lequel fait partie du programme structurant « Environnement, Santé, Citoyens » et traite de la transition de l’agrochimie à l’agroécologie dans une perspective interdisciplinaire large réunissant Sciences (biologie, chimie, physique,mathématiques, robotique…) et Sciences Sociales (sciences de gestion, droit, linguistique, sociologie).

Vers une structuration du biocontrôle.
L’objectif du projet ChaVaBio est de repérer les transformations des chaînes de valeur des produits agricoles et agro-alimentaires à la suite des transformations des mode de production agricoles qui accompagnent l’introduction des innovations de biocontrôle. Notre hypothèse est que les chaînes de valeurs des filières agricoles et de l’industrie agroalimentaire seront impactées par l’entrée d’acteurs dont la proposition et l’architecture de la valeur sont durables (Bocken et al, 2014 ; Boons et al 2013). Plus précisément, les chaînes de valeur et les modèles d’affaires (proposition et architecture de la valeur) seront pour nous une entrée sur l’étude des processus de valuation à l’oeuvre dans la transformation en cours. Cette approche complète les travaux sur les chaînes de valeurs agricoles (Gerefi et Fernandez-Stark, 2016 ; Opara 2003 ; Tallontire et al, 2011) et ceux sur les business model agricoles (Sivertsson et Tell, 2015 ; Brown et Miller 2008) qui focalisent sur l’intégration des petites organisations agricoles dans un système global mais ne traitent pas des modifications initiées par des organisations innovantes développant des intrants aux caractéristiques, modes d’actions et pratiques différents.
En bref, les nouveaux produits ont des propriétés qui semblent interdire de reconduire les formes industrielles et le modèle productiviste soutenu par les intrants chimiques. Par exemple les anciens produits phytosanitaires (formulés chimiquement) étaient “à large spectre” ce que ne sont pas les nouveaux produits de biocontrôle (d’origine biologique). De ce fait échelles, temporalités, mais aussi valeurs diffèrent aux niveaux de la production, de la distribution comme de la consommation.
Parce que le secteur est émergent et en cours de recomposition, les chaînes de valeur sont déstabilisées. Pour cette raison, nous devons enquêter sur les processus de valuation à l’oeuvre dans le domaine (Dewey, 2011; Bidet, Jany-Catrice, 2017). Le terme « valuation » est utilisé pour souligner que les incertitudes des acteurs ne portent pas seulement sur le prix mais aussi sur la nature des produits, sur leurs propriétés, et sur les marchés dont ils relèvent et donc de leur niveau d’acceptabilité sociale (Barraud De Lagerie, Bidet, Nouguez, 2013; Vatin, 2013). Par exemple la “valeur” d’une même solution technique de biocontrôle ne sera pas définie de la même manière par les acteurs selon qu’ils l’insèrent dans une logique de production industrielle pour une distribution à grande échelle ou selon qu’une coopérative d’agriculteurs s’engage dans sa production pour ses membres.

Responsable du projet

Aura Parmentier Cajaiba (MCF, GREDEG)

Aura.PARMENTIER@univ-cotedazur.fr

Partenaires

Manuel Boutet (MCF,GREDEG)

Isabelle Doussan (DR, INRA)

Francine Grenon-Boillot (MCF, TransitionS)

Peggy Cadel (MCF, TransitionS)

Hélène Ledouble (MCF, Université de Toulon TransitionS)