Interview d’alumni #25 : Jean-Bernard Titz, ingénieur et ancien directeur du Master Ingénierie Commerciale de l’IAE

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Publié le 10 juillet 2026 Mis à jour le 10 juillet 2026
Date(s)

le 16 juillet 2026

Jean-Bernard Titz
Jean-Bernard Titz

« Bonjour. Comment allez-vous ? Je vous écoute. » Sur le campus de Valrose, où il obtient son DEUG, sa licence puis sa maîtrise, Jean-Bernard Titz mène de front les études et la vie. Pendant son parcours universitaire et tout au long de sa carrière, il n'a jamais cessé de cultiver la même curiosité intellectuelle et de s’intéresser aux autres. Une philosophie qu'il résume aujourd'hui dans cette phrase toute simple. Découvrez son parcours :

Pouvez-vous vous présenter et nous parler de votre parcours universitaire ?

Je m’appelle Jean-Bernard Titz. Je suis marié, père de deux filles et grand-père de trois petits-enfants.

Après ma scolarité au lycée Masséna, j’ai étudié à l’Université de Nice (ancien nom d’Université Côte d’Azur), il y a près de cinquante ans.

 Mon objectif était déjà de devenir ingénieur mais il n’existait aucune école d’ingénieurs à Nice. Des études scientifiques à Université Côte d’Azur m’ont permis de poursuivre à l’École Nationale Supérieure de physique de Marseille (aujourd’hui Centrale Méditerranée) où j’ai obtenu mon diplôme d’ingénieur.

Quelques années plus tard, je suis revenu à l’université, cette fois comme enseignant. J’y ai donné des cours dans plusieurs Masters avant de créer et de diriger le Master Ingénierie Commerciale de l’IAE Nice.

Pourquoi avez-vous choisi Université Côte d’Azur ?

Lorsque j’étais en terminale, je voulais déjà devenir ingénieur. Mais très investi dans le milieu associatif, je n’avais pas un dossier suffisamment solide pour intégrer directement une école d’ingénieurs !
Je me suis donc orienté vers des études scientifiques à l’Université de Nice. J’y ai obtenu mon DEUG, ma licence puis ma maîtrise, en terminant major de promotion.

Ce parcours m’a permis d’atteindre l’objectif que je m’étais fixé.

Quel souvenir gardez-vous de vos années à l’université ?

Je garde de très beaux souvenirs du campus de Valrose. C’était un environnement particulièrement agréable, où nous avions l’habitude de réviser dans le parc.

Je me souviens aussi de la vie étudiante : j’étais très engagé dans le milieu associatif, au point d’avoir été l’un des meneurs d’une grève étudiante… avant d’être celui qui a proposé d’y mettre fin !

Je garde également un excellent souvenir de certains travaux pratiques de physique et de professeurs que je trouvais absolument remarquables.

Ce sont ces moments de vie entre études, engagement et rencontres, qui ont marqué mon parcours universitaire.

À quoi ressemble votre quotidien aujourd’hui ?

Aujourd’hui, je suis un heureux retraité et mon quotidien est partagé entre ma famille et mes engagements associatifs. Je suis très investi au sein de Telecom Valley et de la Société des Ingénieurs et Scientifiques de France Côte d’Azur, dont j’assure la Présidence. Je fais aussi partie d’UNIS, que j’ai rejoint dès sa création, où je participe régulièrement aux afterworks et aux différentes rencontres.

Avant cela, mon parcours professionnel s’est construit en plusieurs étapes.  

 J’ai d’abord été ingénieur informaticien puis commercial chez IBM pendant 21 ans, un poste qui impliquait de nombreux déplacements dans tout le Sud de la France.

J’ai ensuite créé mon propre cabinet pour accompagner des entreprises innovantes, principalement sur la technopole Sophia-Antipolis. C’est à cette période que j’ai repris l’enseignement, une activité découverte lors de ma coopération au Gabon et rapidement devenue une véritable passion !

Cette aventure m’a conduit à l’IAE Nice, où sa Directrice, Mme Tournois, m’a confié la création puis la direction du Master Ingénierie Commerciale.

En quoi vos études vous ont-elles préparé à votre vie professionnelle ?

L’université m’a d’abord apporté un environnement où nourrir ma curiosité et mon goût pour les sciences. Au-delà des connaissances, elle m’a surtout appris l’autonomie.

À l’université, on apprend à travailler par soi-même : dans les grands amphithéâtres, il faut savoir s’organiser et prendre en main sa propre réussite. C’est une compétence qui m’a beaucoup servi tout au long de ma carrière.

Je m’en suis d’ailleurs rendu compte en intégrant mon école d’ingénieurs. Beaucoup d’étudiants issus des classes préparatoires avaient relâché leurs efforts après des années très exigeantes, alors que ceux qui venaient de l’université avaient déjà pris l’habitude de travailler seuls. Cela nous a permis d’obtenir d’excellents résultats jusqu’à terminer en tête de la promotion.

Quel message aimeriez-vous transmettre aux étudiants et aux jeunes diplômés ?

Je leur dirais avant tout de cultiver leur soif d’apprendre. Soyez curieux, mais gardez toujours votre esprit critique. Dans le monde actuel, il est essentiel de continuer à apprendre tout en prenant du recul sur les informations que l’on reçoit.

Je leur conseillerais aussi de construire leur réseau dès leurs études. L’université est le bon moment pour rencontrer des personnes, échanger et tisser des liens qui pourront les accompagner tout au long de leur parcours. Les réseaux alumni, notamment, sont une formidable opportunité !

Enfin, j’aimerais leur dire d’écouter tous les conseils qu’ils recevront : ils sont précieux. Mais qu’ils sont les seuls à décider du chemin qu’ils souhaitent suivre. C’est cette liberté de choix qui construit un parcours.

Vous n’en seriez pas arrivé là si… ?

Je n’avais pas eu cette soif d’apprendre qui m’a accompagné toute ma vie. À mes yeux, il est essentiel de rester curieux, d’apprendre en permanence et de ne jamais cesser de s’intéresser aux évolutions de son domaine.

C’est particulièrement vrai dans les métiers scientifiques et technologiques, où tout évolue très vite. I m’arrive aujourd’hui d’être dépassé par certains sujets, mais ce n’est pas un problème : j’écoute, je me renseigne et je fais en sorte de rester toujours en veille.

Au fond, je crois que cette curiosité permanente est ce qui m’a permis d’avancer tout au long de mon parcours.

Avez-vous une devise ?

Je pourrais résumer ma devise ainsi : le plaisir de transmettre pour éveiller des vocations.

Pourquoi vous levez-vous le matin ? 

Pour découvrir de nouvelles choses. J’ai toujours été animé par l’envie d’apprendre et de rencontrer de nouvelles personnes. Les échanges, notamment dans le cadre associatif, sont une formidable source d’enrichissement.

Je regarde mon parcours avec beaucoup de satisfaction et sans regrets. S’il y a une chose que j’aurais aimé connaître lorsque j’étais étudiant, c’est le dispositif Pépite : je trouve cette initiative remarquable pour accompagner les étudiants qui souhaitent entreprendre. C’est d’ailleurs une fierté de savoir que Télécom Valley a contribué à sa création.

Quelle est la plus grande leçon que vous retenez de votre parcours professionnel ?

On m’a souvent dit que j’avais eu de la chance. Pourtant, je ne crois pas vraiment à la chance. Je crois surtout aux opportunités.

Des opportunités, il en passe tout au long d’une vie. L’important est de savoir les reconnaître et d’avoir le courage de les saisir lorsqu’elles se présentent.

Y a-t-il une phrase ou un conseil que vous avez entendu un jour et qui vous a particulièrement marqué ?

En réalité, c’est plutôt une phrase qui me guide au quotidien : « Bonjour. Comment allez-vous ? Je vous écoute. »

Elle peut paraître simple, mais elle traduit une conviction profonde. Prendre le temps d’écouter les autres, s’intéresser à eux et comprendre leurs besoins est souvent le meilleur point de départ, que ce soit dans la vie professionnelle, dans l’enseignement ou dans les relations humaines.