Doctorant
M. Casimir Lejeune
Coordonnées
Discipline(s)
Discipline(s) enseignée(s)
Thèmes de recherche
Phénoménologie française contemporaine (Barbaras, Jean, Benoist, Dastur, Depraz, Serban, Jean…)
Phénoménologie critique contemporaine (Guenther, Ahmed, Provost, Garrau, Dorlin...)
Histoire de la phénoménologie européenne (Husserl, Heidegger, Fink, Scheler, Stein, Patocka, Levinas, Sartre, Merleau-Ponty, Beauvoir…)
Philosophie de l’enfance (Descartes, Rousseau, Nietzsche, Arendt, Lyotard, Agamben, Welsh, Séverac…)
Philosophie de l’éducation (Platon, Locke, Kant, Condorcet, Freinet, Montessori, Deligny, Audidière, Pouteyo…)
Théorie critique et French Theory (Horkheimer, Adorno, Foucault, Butler…)
Sociologie et anthropologie de l’enfance (Bourdieu, Lahire, Van Gennep, Mead, Romagny…)
Philosophie du design (Findeli, Vial…)
Philosophie du soin et de la vulnérabilité (Tronto, Gilligan…)
Psychologie du développement et de l’enfance (Wallon, Piaget, Golse, Stern, Vytgovski, Gueguen…)
Psychanalyse (Freud, Lacan, Winnicott, Dolto, Klein, Ferenzci…)
Anthropologie et sociologie de l'enfance
Anthropologie des rituels (Goffman, Van Gennep, Jousse…)
Activités / CV
Thèse en cours : «Théorie phénoménologique de l’enfance et critique de la domination adulte : le problème de l’enfance dans la phénoménologie historique et contemporaine »
Résumé : L'idée générale de ce travail est d'élaborer une phénoménologie de l'enfance à partir des travaux préliminaires laissés principalement par Edmund Husserl, Simone de Beauvoir, Maurice Merleau-Ponty et Jan Patocka. La question posée est plus précisément celle de savoir dans quelles mesures l'enfance, comprise comme phénomène complexe et stratifié, structure fondamentalement l'expérience de la relation entre adulte et enfant comme un rapport de pouvoir. Dans cette optique, les catégories de domination et de protection, issues de la philosophie politique, qui servent de point de départ à l'analyse, sont réévaluées à la lumière de l'expérience vécue. Une première partie de ce travail entend montrer les apports historiques de la phénoménologie classique pour penser l'enfance, tout en exerçant un regard critique sur ces textes, en essayant de rendre explicite, selon un geste emprunté à la phénoménologie critique contemporaine, les structures de domination que ces descriptions charrient et reconduisent malgré elles. Une deuxième partie se propose, sur cette base, d'élaborer une analytique existentiale de la relation à l'enfant capable de rendre explicite les rapports de domination et de protection qui s'y déploient, tout en faisant apparaître la complexité de ces rapports et par là même les rigidités de ces catégories. Enfin, la dernière partie envisage de forger un concept phénoménologique d'enfance en prenant au sérieux son ancrage intersubjectif, tout en l'articulant à d'autres dimensions fondamentales de l'existence (cosmologiques, ontologiques, métaphysiques et anthropologiques). Ainsi la phénoménologie, en dialogue avec d'autres discours sur l'enfance, peut réussir à justifier sa prétention à comprendre l'enfant sans l'objectifier (psychologie, biologie, neurosciences...), en l'appréhendant sous l'angle de sa subjectivité incarnée (sociologie, anthropologie, histoire...), et en ramenant dans le champ de l'apparaître une bonne part de son inconscient (psychanalyse).
Directeur de thèse : Pr. Grégori Jean, Université Côte-d’Azur