Portail Sciences, Ingénierie, Technologies, Environnement
Témoignage - Camille Gubeno (Double Licence 3 Mathématiques / Physique 2024-2025)
Double Licence Mathématiques-Physique
Conçue pour les passionné·es de sciences exactes qui ne veulent pas choisir entre les maths et la physique, cette Double Licence offre une formation exigeante et complète. En trois ans, tu développes une double culture scientifique solide, des fondements théoriques jusqu'aux applications concrètes, et tu te prépares aux Masters les plus sélectifs.
En savoir + sur la Double Licence Mathématiques-Physique (programme, candidature, etc.)
Camille Gubeno
Double Licence Mathématiques-Physique, à continuer à l’École normale supérieure (ENS)
- Qu’est-ce qui t’a motivée à choisir la DL Mathématiques-Physique à Université Côte d’Azur ?
-
Au lycée Fénelon à Grasse, j’ai rapidement pris goût pour les matières scientifiques, et en particulier la physique. Je m’amusais énormément en maths, et j’ai été inspirée par un de mes professeurs, qui m’a montré à quel point la recherche pouvait être passionnante. Même si mon lycée me poussait vers les classes préparatoires, je savais que ce n’était pas pour moi.
En découvrant l’existence des Doubles Licences, la DL Mathématiques-Physique s’est imposée : je ne voulais pas encore sacrifier une des deux matières, et je pouvais faire ce que j’aimais dans un cadre qui me convenait. J’ai choisi celle de Nice pour sa bonne réputation, et parce que je pouvais rester proche de ma famille.
- Qu’as-tu le plus apprécié dans cette formation et sur le campus Valrose ?
-
Nice est une super ville, et le campus Valrose est devenu un de mes endroits préférés. Le cadre est magnifique et calme : même après de longues journées, marcher sur le campus suffisait à nous redonner de l’énergie.
Dans la formation, j’ai apprécié le fait qu’aucune des deux disciplines n’est délaissée pour l’autre. Le programme est exigeant, mais on touche vraiment à tout. L’ambiance entre étudiants n’est pas compétitive : on sait se motiver et s’entraider, ce qui crée une vraie cohésion de groupe, rare dans un cadre universitaire aussi vaste.
- Y a-t-il un souvenir ou un projet marquant que tu gardes de cette période ?
-
La dernière année, sans hésiter. Après deux premières années de travail intense, un vrai sentiment d’accomplissement s’installe. On commence à découvrir les domaines dans lesquels on se spécialisera, et le projet bibliographique du dernier semestre donne un avant-goût de ce qu’on pourra faire plus tard.
Le souvenir le plus marquant reste le Physics Camp : toute la promo réunie pour un week-end à la montagne juste après les examens de janvier. Un vrai moment de complicité avec les élèves et les profs, qui nous a permis de respirer et d’aborder la suite avec plus de sérénité.
- Comment qualifierais-tu la relation avec les enseignants et l’accompagnement proposé ?
-
On pourrait croire qu’à la fac, le contact avec les professeurs est quasi inexistant. Ce n’est pas du tout le cas ici. Passés les premiers semestres, les enseignants sont vraiment à l’écoute : les TDs permettent d’échanger facilement, et leur porte est toujours ouverte.
J’avais peur de ne jamais pouvoir échanger avec mes enseignants comme je le faisais au lycée, mais j’ai vite été rassurée. La majorité d’entre eux se sont révélés être de très bons conseillers, et c’est en grande partie grâce à l’un d’eux que j’ai pu intégrer l’ENS.
- En quoi la DL a-t-elle été un tremplin dans ton parcours ?
-
La DL a été un vrai tremplin, ça ne fait aucun doute. Quand j’étais au lycée, intégrer l’ENS me semblait presque inatteignable. Arrivée à Nice, j’ai mis ce rêve de côté pour me concentrer sur ce que la formation pouvait m’offrir.
C’est finalement un mail de mon professeur de mathématiques pendant les vacances de février qui a tout changé : il avait remarqué que j’étais major de promo en physique, et m’a parlé du Concours Normalien Étudiant. Il m’a accompagnée tout au long de la constitution du dossier, et après les oraux à Paris, j’ai été admise à l’ENS.
Je ne sais pas quel aurait été mon parcours sans la DL, mais il aurait été très différent. C’est avec cette formation que j’ai développé mon esprit scientifique, commencé à créer un réseau, et que je suis tombée amoureuse de la recherche.
- Quel message adresserais-tu aux futurs étudiants ?
-
La Double Licence convient à un très large panel de profils. Peu importe si tu sais exactement ce que tu veux faire plus tard ou si tu es totalement perdu : chacun peut y trouver quelque chose pour lui. Ce n’est pas mieux ou moins bien qu’une classe préparatoire, c’est simplement différent. Le rythme est soutenu, les cours sont denses, mais c’est très stimulant.
Mon conseil : ne rien lâcher et être fier de son parcours. Même si ça semblera impossible à certains moments, c’est une formation très gratifiante. Vous serez entourés de très bonnes personnes, que ce soit vos camarades ou vos professeurs, sur lesquels vous pourrez toujours compter. Si je devais la refaire pour arriver là où j’en suis maintenant, je la referais sans hésiter.