Les alumnis de l’EUR LIFE encore à l’honneur aux Lindau Nobel Laureate Meetings

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Publié le 21 avril 2026 Mis à jour le 21 avril 2026
Date(s)

le 20 avril 2026

Lieu(x)
Lindau, Allemagne.

Lou RUFINO, alumni de l’EUR LIFE est sélectionnée pour les prestigieux Lindau Nobel Laureate Meetings 2026. Elle succède à Anaïs BINI, sélectionnée en 2025, illustrant l’excellence et le rayonnement international de ses jeunes chercheurs.

Pour la deuxième année consécutive, une alumni de l’EUR LIFE est sélectionnée pour participer aux prestigieux Lindau Nobel Laureate Meetings. Après Anaïs BINI en 2025, c’est Lou Rufino, une autre doctorante à l'IPMC, qui représentera l’Université Côte d’Azur lors de l’édition 2026. Elle y sera accompagnée de deux autres étudiants de l'Université. Une reconnaissance qui souligne l’excellence des jeunes chercheurs formés au sein de l’EUR LIFE.

Les Lindau Nobel Laureate Meetings : un rendez-vous scientifique d’exception

Chaque année, les Lindau Nobel Laureate Meetings réunissent sur l’île de Lindau, en Allemagne, des lauréats du prix Nobel et de jeunes scientifiques prometteurs venus du monde entier. Pendant une semaine, cet événement favorise un dialogue intergénérationnel unique, mêlant conférences, discussions informelles et moments d’échange privilégiés. Bien plus qu’un congrès, il s’agit d’un espace de transmission, d’inspiration et de réflexion sur les grands enjeux scientifiques contemporains. L'édition 2026 aura lieu du 28 Juin au 3 Juillet. 


Lou Rufino : un parcours prometteur et des recherches ambitieuses

Formée au sein de l’EUR LIFE et aujourd'hui doctorante à l'IPMC, Lou Rufino s’inscrit dans une nouvelle génération de chercheurs engagés dans des problématiques scientifiques de pointe. Ses travaux s’articulent autour de la compréhension de l’impact des aliments ultra-transformés et des polluants qu’ils contiennent sur la santé. Ces aliments, riches en sucres simples, graisses saturées et sel, contiennent également des substances nocives issues de leurs procédés industriels de fabrication ou de leurs emballages (nanoplastiques, certains perturbateurs endocriniens comme les phtalates. À travers ses recherches menées avec une approche à la fois rigoureuse et innovante, elle contribue à faire avancer les connaissances dans son domaine tout en s’inscrivant dans une dynamique interdisciplinaire.

Pour Lou, cette sélection représente une opportunité exceptionnelle

Ce qui m’inspire au Lindau Nobel Laureate Meetings, c’est la possibilité de rencontrer des chercheurs dont le travail a profondément marqué la science, et de comprendre comment leurs choix et leur curiosité les ont conduits à ces découvertes. Même si mes recherches portent sur la biologie et les neurosciences, je suis impatiente d’assister aux conférences et de découvrir les parcours de lauréats d’autres disciplines, dont je suis sûre qu’ils m’inspireront pour mon propre parcours scientifique. 
 





L'année dernière, Anaïs BINI une autre alumni de l'EUR LIFE, elle aussi doctorante à l'IPMC, qui avait eu l'honneur d'être sélectionnée pour les Lindau Nobel Laureate Meetings 2025.

Anaïs Bini : un parcours en neurosciences tourné vers la maladie d’Alzheimer

Aujourd'hui doctorante en deuxième année au sein de l’équipe AlzPark à l’IPMC, Anaïs travaille sur le rôle des vésicules extracellulaires neuronales dans la maladie d’Alzheimer. Après une licence en sciences de la vie à l’Université Côte d’Azur, elle s’est spécialisée en neurosciences en intégrant le master Neuroscience Cellulaire et Intégrée, développant une expertise en biologie cellulaire et en communication intercellulaire. Ses recherches visent à mieux comprendre les mécanismes de propagation des protéines toxiques dans le cerveau, avec l’objectif d’identifier de nouvelles cibles thérapeutiques précoces et des biomarqueurs innovants.

Découvrir le parcours et le projet de thèse d'Anaïs BINI

Quel a été votre parcours académique ?

J'ai débuté mon parcours universitaire par une licence en sciences de la vie à l'Université Côte d'Azur, où j'ai découvert les neurosciences. Mes premiers stages en laboratoire ont rapidement confirmé mon envie de poursuivre ma formation dans ce domaine.

J'ai ensuite intégré le master neuroscience cellulaire et intégrée de l'Université Côte d'Azur, au cours duquel j'ai réalisé deux stages. Mon premier stage de Master 1, dans l'équipe anciennement dirigée par le Dr Frédéric Checler sous la supervision du Dr Inger Lauritzen, portait sur les mécanismes de sécrétion des petites vésicules extracellulaires provenant de la voie endosomale, appelées exosomes, en lien avec une protéine nommée préséniline et dont les mutations sont associées aux formes génétiques de la maladie d'Alzheimer,. Lors de ce stage, j'ai développé un réel intérêt pour la biologie cellulaire et les vésicules extracellulaires. Pour mon stage de Master 2, j'ai souhaité poursuivre mes projets autour des vésicules extracellulaires tout en découvrant un nouvel environnement. Je suis donc partie aux Pays-Bas, dans le laboratoire du Dr Frederik Verweij à Utrecht, laboratoire pionnier dans les techniques de visualisation en temps réel de la sécrétion exosomale. Cette expérience a été particulièrement enrichissante, tant sur le plan scientifique que personnel. Aujourd'hui, je suis doctorante en deuxième année à l'IPMC, dans l'équipe AlzPark, où je travaille sous la direction des Drs Inger Lauritzen et Mounia Chami sur le rôle des vésicules extracellulaires neuronales dans la maladie d'Alzheimer. Mon projet se concentre notamment sur la toxicité des vésicules extracellulaires issus de modèles d'étude de la maladie d'Alzheimer et de leur implication dans la propagation de la pathologie.

Pouvez-vous résumer votre projet de thèse ?

Les maladies neurodégénératives, comme la maladie d'Alzheimer (MA), se caractérisent par l'agrégation et la propagation progressive de protéines toxiques dans le cerveau. Comprendre les mécanismes impliqués dans cette dissémination constitue un enjeu majeur pour identifier des cibles thérapeutiques précoces. Les vésicules extracellulaires (VES), impliquées dans la communication intercellulaire, jouent un rôle clé dans ce processus. Si la propagation du peptide amyloïde ẞ et de la protéine Tau est bien documentée, des travaux récents, dont ceux de mon équipe, mettent en évidence le rôle précoce et toxique des fragments C-terminaux de l'APP (APP-CTFs), capables d'altérer des fonctions neuronales.

Mon projet vise à étudier les vésicules extracellulaires neuronales (NEVs) comme vecteurs de ces fragments, tout en décryptant les mécanismes régulés par et régulant leur biogenèse et leur sécrétion. En combinant un modèle neuronal mimant la maladie d'Alzheimer, des approches protéomiques et des analyses à l'échelle de la vésicule unique, mes recherches permettront de caractériser le contenu des NEVS, leurs voies de sécrétion et son lien avec l'activité neuronale et leur impact fonctionnel sur les neurones receveurs.

Au-delà de la MA, ces travaux visent à mieux comprendre les mécanismes de propagation des protéines toxiques, processus central des protéinopathies, et pourraient ouvrir la voie à de nouveaux biomarqueurs précoces et stratégies thérapeutiques.

Les Lindau Nobel Laureate Meetings 2025 : une expérience marquante sur le long terme

Sélectionnée en 2025, Anaïs garde de sa participation un souvenir particulièrement fort :

« Un an après ma participation aux Lindau Nobel Laureate Meetings, j’en garde un souvenir extrêmement marquant, tant sur le plan scientifique qu’humain. […] Cette semaine à Lindau a été une véritable source d’inspiration, dont l’impact continue encore de résonner aujourd’hui. »

Elle souligne notamment la richesse des échanges avec des chercheurs du monde entier, l’accessibilité des lauréats du prix Nobel, ainsi que l’ouverture intellectuelle permise par la diversité des disciplines représentées. Cette expérience a renforcé son engagement scientifique et sa conviction quant à l’importance d’une recherche collaborative, ouverte et inclusive.
 

Lire le témoignage complet d'Anaïs

Un an après ma participation aux Lindau Nobel Laureate Meetings, j'en garde un souvenir extrêmement marquant, tant sur le plan scientifique qu'humain.

Pendant une semaine, j'ai eu la chance d'évoluer au sein d'un environnement unique, entourée de jeunes chercheurs venus du monde entier et de lauréats du prix Nobel. Au-delà de l'excellence scientifique, c'est surtout la richesse des échanges et la diversité des parcours qui m'ont marquée. Pendant quelques jours, les frontières, les disciplines et même les générations semblaient s'effacer pour laisser place à un véritable échange scientifique.

Bien que l'édition à laquelle j'ai participé ait été dédiée à la chimie, un domaine qui n'est pas au cœur de mes recherches, cela m'a permis de prendre du recul, d'ouvrir ma réflexion et de découvrir de nouvelles approches, allant de la chimie organique à l'utilisation de l'intelligence artificielle en recherche.

Je retiens également la grande accessibilité, l'humilité et la passion des lauréats, qui ont partagé bien plus que leurs travaux: leur parcours, leur vision et leur engagement pour la science. Un moment particulièrement marquant pour moi a été un repas avec le prix Nobel Thomas Südhof, dont j'avais étudié les travaux et dont je suis les recherches. Au-delà de l'aspect scientifique, cet échange m'a rappelé que la science est avant tout une aventure humaine.

Cette expérience m'a également marquée par le constat que les femmes restent encore trop peu représentées lors de ce type d'événements, soulignant l'importance de continuer à promouvoir une science plus inclusive et équitable.

Dans un contexte où la science est parfois remise en question, cet événement m'a confortée dans l'idée que nous avons une responsabilité collective: produire une recherche rigoureuse, mais aussi de la porter avec ouverture, transparence et collaboration.

Cette semaine à Lindau a été une véritable source d'inspiration, dont l'impact continue encore de résonner aujourd'hui.


Avec ces deux sélections successives, l’EUR LIFE confirme son rôle dans la formation de jeunes scientifiques capables de s’inscrire dans les plus hauts standards internationaux et de contribuer activement aux grands défis de la recherche contemporaine.