UCArts - La Culture à Université Côte d'Azur

Actualités

    • Culture
    [concert] Lala &ce le 22 octobre
    20 octobre 2021
    Lala &ce, c’est des punchlines incisives et un art de la découpe inimitable.
    • Culture
    Programme - Saison culturelle 2021/2022
    22 octobre 2021
    Venez découvrir l’ensemble de notre saison culturelle 2021/2022 !
    • Culture
    [théâtre] "Débrouille ?" le 19 novembre
    8 septembre 2021
    La pièce "Débrouille ?" naît de rencontres : des entretiens de rue, des souvenirs livrés en espace public ou lors de moments intimes, de contenus en ligne et d’enregistrements divers recueillis et captés pour tenter de percevoir le rapport de chacun·e au réel et à tout ce qui l’environne.

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Ateliers

UCArts propose à l’ensemble de la communauté universitaire des ateliers de création animés par des artistes professionnel·les. Une offre qui s’élargit cette année 2021-2022, de la photographie à la musique en passant par le théâtre et surtout, pour les étudiant·es, la possibilité de bénéficier pour la première fois du Bonus Culture !
Autre nouveauté au sein de ces ateliers de création : un programme de rencontres et d’expériences tout au long de l’année avec des artistes et professionnel·les du milieu.

Pour les étudiant·es
Les inscriptions sont ouvertes du 6 septembre au 1er octobre 2021.

Le dossier de candidature, à adresser à ucarts@univ-cotedazur.fr, doit comporter :
  • Curriculum vitae (mettant en valeur les éventuelles expériences ou réalisations artistiques)
  • Copie de la carte d’étudiant·e ou du justificatif de scolarité
  • Lettre de motivation (1 page maximum)
  • Tout élément artistique à faire valoir 
 

Photographie

Animé par la photographe franco-italienne Eleonora Strano, l’atelier photographie vise à développer la relation subjective au monde des étudiant·es en proposant des méthodes et des outils utiles au développement d’une démarche artistique. Il aborde les aspects techniques de la photographie numérique et ses fondements théoriques autour de quatre axes : photographie et identité, photographie et lieu, photographie comme document et photographie comme fiction.

En complément de l’atelier, UCArts proposera des expériences uniques : une masterclasse avec une photographe de renom, un projet de couverture d’un EP en collaboration avec les étudiant·es des ateliers beatmaking et écriture hip-hop, ainsi qu'une exposition à l'occasion des sorties d'ateliers prévues le jeudi 7 avril 2022 au 109.

Matériel : Les étudiant·es travailleront avec leur propre appareil de type reflex numérique, bridge ou compact numérique possédant un mode manuel ainsi, autant que possible, qu'avec leur propre ordinateur portable.

A compter du vendredi 8 octobre (16h-18h / 18h-20h), au 109

 

Ecriture hip-hop

Encadré par Maskit, rappeur émergent de la scène niçoise, l’atelier d’écriture hip-hop est un espace créatif de prise de pouvoir sur soi-même. Il s’agit d’un moyen de travailler à la construction de son identité artistique, de développer et renforcer ses écrits et son flow. Au-delà de l’atelier, UCArts proposera également aux étudiant·es des expériences uniques : l’enregistrement d’un EP dans un des plus grands studios niçois ainsi qu'une masterclasse avec un beatmaker de renom.

A compter du mercredi 6 octobre (18h-20h), à la Maison de l'Etudiant

 

Beatmaking

Animé par le beatmaker Semp Uru, les participant.es s’engagent dans un processus de création de production musicale à partir de la licence Ableton. Plus qu’un atelier, UCArts proposera également aux étudiant·es des expériences uniques : une masterclasse avec un beatmaker de renom, l’enregistrement d’un morceau dans un des plus grands studios niçois. Les travaux de production seront, au fur et à mesure de leur avancée, croisés avec les propositions des étudiant·es de l’atelier d’écriture hip hop pour aboutir à la création de morceaux originaux.


A compter du mercredi 6 octobre (18h-20h), au 109

 

Théâtre

Issu du Conservatoire Nation al de Région de Nice, Félicien Chauveau poursuit sa formation sur le terrain principalement au Théâtre National de Nice puis à Anthéa. De création en création, il se frotte à des univers différents dans lesquels l'humour noir, la folie douce et les questionnements métaphysiques se côtoient. L’atelier cette année suivra un processus d’écriture qui prendra forme pendant les répétitions. À partir d’improvisations sur des thèmes et des matières choisies, les participant·es élaboreront un canevas de textes et de points de rendez-vous qui assureront la base du spectacle. UCArts proposera également aux étudiant·es des expériences uniques : un accès privilégié à une répétition de la troupe du Théâtre National de Nice, une place gratuite pour un spectacle de la saison culturelle ainsi qu'un spectacle à l'occasion des sorties d'ateliers prévues le jeudi 7 avril 2022.

A compter du vendredi 8 octobre (17h30-20h30)
Lieu : Campus Carlone, amphi 75
Partenaire : TNN

 

Pratiques circassiennes

Animé par Romain Peters, enseignant depuis 13 ans en formation professionnelle du centre régional des arts du cirque PACA - Piste d'Azur, cet atelier propose une approche des arts circassiens et du mouvement à travers deux activités phares, l'acrobatie et la jonglerie. Les étudiant·es pourront aborder ces disciplines à travers une démarche créative, collective et individuelle mêlant mouvement, portés et manipulation d'objet adapté aux affinités et compétences de chacun·es. UCArts proposera également aux étudiant·es des expériences uniques : une place gratuite pour un spectacle de cirque ainsi qu'une présentation publique à l'occasion des sorties d'ateliers prévues le jeudi 7 avril 2022.

A compter du 7 octobre (18h-20h), sur le campus STAPS
Partenaire : Piste d'Azur

 

Orchestre numérique

L'atelier propose aux étudiant·es ayant une expérience musicale de rejoindre un ensemble exclusivement composé d’instruments numériques. Aux côtés d'une trentaine d'autres étudiant·es, l’orchestre répètera un programme musical aux sonorités électroniques constitué à la fois de compositions originales et d’arrangements spécialement réalisées pour l'orchestre. Les participant·es seront invité·es à développer leurs qualités musicales dans le cadre d’un atelier dont l’ambition est de former un ensemble musical pouvant représenter Université Côte d’Azur à l’occasion de performances publiques.

A compter du jeudi 7 octobre (18h-20h) au Conservatoire Régional de Nice
Partenaire : Conservatoire de Nice

 

L'Atelier du Beau

Qu’est-ce que le beau ? L’Art doit-il être beau ? D’où viennent mes émotions et jugements face à une œuvre ? Comment les exprimer librement et avec créativité ? Autant de questions avec ou sans réponses qu’aborde cet atelier où les étudiant.es se confrontent aux problématiques de l’esthétique, de la création artistique et de l’histoire de l’art, tout en s’ouvrant à l’univers professionnalisant et créatif des coulisses du musée Chagall. Introduction à la notion d’esthétique, conférences, découverte des coulisses du musée et séances de création baliseront les 8 séances semestrielles de cet atelier.

Les mardis de 18h à 20h30
Partenaire : Musée National Marc Chagall
Crédit photo : Marc Chagall, Le prophète Elie, 1971, mosaïque, musée national Marc Chagall, Nice. Photo Gilles Ehrentrant © ADAGP, Paris, 2021

Pour les étudiant·es et les personnels
Pour plus de renseignements ou pour vous inscrire, vous pouvez écrire à sybille.marchetto@univ-cotedazur.fr
 

Choeur

Le Chœur universitaire est un lieu d’échanges et de diversité regroupant les étudiants et personnels, de tous les campus et nationalités. La saison 21-22 se fait sous la direction artistique d’un nouveau chef, Sarmad Khoury, attaché à un répertoire éclectique, particulièrement les musiques du monde. Chef de choeur au conservatoire de Vence, Sarmad considère que la voix est un univers d'émerveillement et de mystère, mais aussi de travail continu, d'engagement et de curiosité. Une dynamique nouvelle est ainsi créée avec un suivi vocal et de multiples représentations avec un concert du nouvel an autour de compositeurs de la Côte d’Azur et des concerts-spectacles autour de pièces du début du 20e siècle.

Répétitions tous les mardis soirs
« Le chœur débarque dans les campus », séance portes ouvertes, mardis de 19h à 21h
5 octobre : Campus Valrose, amphi de Biologie
12 Octobre : Campus Carlone, Amphi 61
19 Octobre : Fac de Médecine, Amphi 4
26 Octobre : Campus Saint-Jean-d’Angely 2, Amphi 4

A partir du 9 novembre jusqu'à la fin de l'année universitaire : les mardis de 18h30 à 21h30 (18h30-19h30 accueil des nouveaux / 19h30-21h30 répétition) sur le campus de Valrose, amphi de Biologie.

Partenaire : Unisson@Valrose
Plus d'informations sur le site dédié

Jazz

Tout au long de l’année, les participants de l’atelier jazz travailleront dans une ambiance conviviale des standards dans des styles musicaux variés : jazz, groove, rock. Cet atelier est animé par Yann Fisher, musicien et arrangeur, depuis maintenant 10 ans. L’objectif est de monter un répertoire qui sera joué lors du concert « Jazz à Valrose » prévu le 7 juin. Ce concert est un événement majeur de la vie culturelle à l’Université.

A compter du mardi 12 octobre (18h30-20h30) sur le campus de Valrose (salle Risso)
Partenaire : L'Autre Lune

 

UCA Book Club

Vous avez toujours rêvé de partager vos coups de cœur littéraires ou votre bibliothèque idéale ? Vous avez soif de découvertes et d’aventures romanesques ? Vous aimez partager vos livres et emprunter ceux des autres ? Alors le UCA Book Club, ouvert aux étudiant·es et aux personnels, vous attend.

Il se décline sur les différents campus avec des moments de rencontres et d’échanges, en présentiel et en ligne.

En parallèle, pour les aspirant·es écrivain·es, le club proposera des masterclasses et rencontres avec des auteurices et professionnel·les du monde de l’édition.

En partenariat avec les bibliothèques universitaires

Remix ta culture

Les inscriptions pour la seconde édition de #remixtaculture sont ouvertes !

Université Côte d’Azur et le Musée d’Art Moderne et d’Art Contemporain invitent les étudiant·es de toutes disciplines à imaginer des médiations originales inspirées des œuvres du musée lors d’une nocturne qui révèlera le regard singulier et sensible d’une génération. Théâtre, exposé scientifique, lecture, danse, chant ou encore poésie, vidéo, musique, performance ou dessin, les œuvres du musée seront interprétées dans ce laboratoire éphémère de création interdisciplinaire pour une soirée ouverte à tout·es. À l’occasion de cette seconde édition, Remix ta culture est éligible au Bonus Culture et se clôturera de manière festive le jeudi 9 décembre en partenariat avec Panda Events.

Calendrier (pass sanitaire obligatoire)

#1 Découverte : visite du musée et de ses collections permanentes
Jeudi 7, 14 ou 21 octobre : 16h-18h / Visite des collections permanentes

#2 Projet : discussion et étape de création autour de l'œuvre choisie par l'étudiant·e
Jeudi 4, 18 ou 25 novembre : 16h-18h

#1 Masterclasse théâtre
Cie Les Congénères

#1 Masterclasse cirque
Cie les hommes de main.

#4 Restitution publique
Jeudi 9 décembre : Médiations : 19h-21h / Soirée : 21h-00h

Crédits oeuvre : Niki de SAINT PHALLE - Vénus, 1964 - Laine, objets sur grillage - Donation de l'artiste en 2001
© Niki Charitable Art Foundation / Adagp, Paris
Image : Léon Noel Guérin


Le Bonus Culture, c’est quoi ?

Le Bonus Culture est un dispositif accessible à tou·tes les étudiant·es inscrit·es à Université Côte d’Azur.

Il représente un maximum de 0,25 point sur la moyenne semestrielle de l’étudiant·e (0,50 point pour une année) et est soumis à validation d’UCArts - Direction de la Culture.

Pour l’obtenir, il faut avoir fait preuve d’au moins 20 heures d’engagement pour un semestre (40 heures pour une année). La rigueur ainsi que la disponibilité de l’étudiant·e sont une des conditions à l’obtention de ce Bonus.

Le dispositif concerne :

  • L’ensemble des ateliers de création
  • #RemixTaCulture

Programmation


  • 25 oct
    26 oct
    Projection + rencontre "Les routes de l’esclavage"
    • Culture
    UCArts soutient deux soirées de projections et de rencontres autour du documentaire "Les routes de l’esclavage" (2018)
  • 28 oct
    BU-Opéra Episode #1
    • Culture
    Cette première date exclusive de BU-Opéra permettra de réviser ses cours tout en assistant à la répétition de "l'Oiseau de feu"...
  • 9 nov
    [Sound]wich à Trotabas
    • Culture
    La harpiste Antinéa Mira. La mosaïque Chagall. Une rencontre dans la salle des Pas perdus pour un nouveau regard sur son campus.
Soutien à la création

L'appel à projets UCArts souhaite soutenir les jeunes créateurs et créatrices et accompagner les nouvelles générations d’artistes. En complément aux enseignements existants, le dispositif a pour objectif de contribuer à la formation et à la professionnalisation des étudiant·es et jeunes diplômé·es. Dans cette perspective, Université Côte d'Azur propose deux types de soutien à la création artistique.

Soutien à la création inter-écoles

D’un montant maximum de 5.000 €, ce soutien s’adresse à des étudiant·es en cours de cursus désireux·ses de travailler avec des étudiant·es inscrit·es dans toute autre formation. Les candidat·es doivent être issu·es d’une formation en arts (danse, théâtre, musique) ou des écoles d’arts et de design composantes ou associées d’Université Côte d'Azur.

LAUREATES 2020

« Musique concrète pour structures creuses » de Léonore Chastagner (Villa Arson)

Projet mené par deux jeunes artistes résidant à Nice, Héloïse Francesconi, élève au Conservatoire, et Léonore Chastagner, étudiante à la Villa Arson, il prend la forme d’une installation immersive.
Elle consiste en un ensemble de sculptures en céramique, réalisées spécifiquement pour le projet, équipées chacune d’un dispositif sonore
électrique ou mécanique. Des microphones, placés à l’intérieur des formes creuses, captent les ondes au coeur de chaque oeuvre. Des percussions automatisées, fabriquées sur mesure à partir de moteurs à courant continu, exploitent les propriétés sonores naturelles du matériau.
Les sons amplifiés sont diffusés en temps réel à travers l’espace d’exposition. Ils forment une composition musicale auto-générée, un paysage sonore concret qui fait entendre les sculptures dans le même temps qu’elles sont vues.
La scénographie intègre des éléments de mobilier pour créer des zones de repos et inviter les spectateurs à faire l’expérience de l’installation dans la durée.
Musique concrète pour sculptures creuses est la rencontre d’une musique expérimentale et d’un matériau millénaire.
Il s’agit de regarder des sculptures et de les écouter.

« Dreaming fields of action » de Romina Romay (CIRM)

Romina Romay est une compositrice et pianiste improvisatrice, qui réalise des études doctorales en composition musicale basée sur la composition de musique microtonale à partir de métadonnées sous la direction de Jean-Francois Trubert et François Paris. Elle est diplômée de Piano - Foba-Conservatoire Foba Julian Aguirre -, de la "Licenciatura" des Arts Musicaux, orientation en composition - Université Nationale des Arts de Buenos Aires -, du Master en Performance et Composition de la Musique Contemporaine - CNSMD de Lyon.

Son projet prévoit un échange entre l'Ensemble SPIIC (Studio für polystilistische Improvisation und interdisziplinären Crossover), qui fait partie de l'Innovative Hochschule HfMT Hamburg, et un ensemble de musiciens d'Université Côte d'Azur et du Conservatoire de musique de Nice, afin de participer à la création et à l'exécution de pratiques musicales transdisciplinaires d'improvisation dans des environnements immersifs et de Réalité Mixte.

Soutien à la création jeunes diplômé·es

D’un montant maximum de 10.000 €, il s’adresse à des étudiant·es ayant été diplômé·es d’une formation en art d'Université Côte d'Azur ou d’une des écoles d’arts et de design d’UCA, et ce depuis cinq ans au plus. Les candidat·es doivent entreprendre un projet de création en lien avec une structure de production ou diffusion artistique reconnue ou avoir l’opportunité d’intégrer une compagnie ou une structure artistique en cours de création.

LAUREATES 2020

« Beauté Fatale » d'Ana-Maria Haddad Zavadinack (ERACM)

Comédienne, metteuse en scène et traductrice, Ana Maria Haddad Zavadinack est née au Brésil et vit en France depuis 2013. Elle se forme au Conservatoire de Poitiers sous la tutelle de Jean-Pierre Berthomier, pour ensuite intégrer l'ERACM.
En 2018 elle met en scène Beauté Fatale dans le cadre des projets de recherche des élèves, avec les comédiennes de sa promotion.

Beauté Fatale (pièce de théâtre) raconte l’injonction à la beauté. Ana Maria Haddad Zavadinack met en scène avec humour et sensibilité les contradictions qui peuvent exister à vouloir être belle dans une société où être belle est un devoir. Quelle est la limite entre se faire belle parce que c’est plaisant et se faire belle parce que ne pas l’être est une souffrance ? En creux, Beauté Fatale dénonce les dérives d’une société consumériste qui conditionne et manipule les regards sur nos corps – conditionnement qui n’est pas toujours perçu comme tel, et dont l’impact n’est pas bien mesuré.

« Le Feu à la rivière » de Mélina Fructus et Eugénie Françon (ESRA)

Mélina Fructus et Eugénie Françon ont réalisé deux courts-métrages remarqués lors de leurs études à l’ESRA : Liberté Chérie (2018) et Brûle (2019).

Anticiper un retour forcé à un mode de vie archaïque tout en ayant des connaissances inégalées dans tous les domaines, voilà d’où vient Le feu à la rivière (court-métrage de fiction).
Il n’est pas impensable d’envisager qu’une dictature pourrait être un moyen efficace de modifier drastiquement nos modes de vie pour préserver l’environnement. De cette version conformiste, totalitaire, voir écofasciste de la société, se dégagerait un mélange étrange de
récit d’anticipation et de retour à l’âge de pierre. La concentration des pouvoirs et la restriction des libertés seraient les moyens mis en oeuvre pour préserver la planète : réduire les émissions de CO2, la production industrielle, la production agroalimentaire, la population
animale domestiquée et humaine au strict nécessaire.
Le récit s’inspire des rites initiatiques des sociétés primitives, structurés en trois étapes : isolation de l’individu, épreuve et mort symbolique, renaissance puis réintégration au groupe.
Dans cette société dystopique, il s’agit de montrer aux futurs adultes à quel point le monde est pollué et les ressources en voie d’épuisement. Par cette épreuve, la jeune fille va vivre dans sa chair la peur et la douleur de la dégradation de la planète, pour ensuite mieux s’intégrer au groupe. En effet, le rite permet d’affirmer la primauté du collectif sur l’individuel. C’est une véritable étape de socialisation, qui permet à la société de contraindre l’individu d’adopter des comportements conformes à ses valeurs et normes.
Le sujet est traité dans le genre du thriller. Le spectateur est placé au centre de l’action, l’objectif étant de maintenir un niveau de tension élevé tout au long du court-métrage. L’unité spatiale, temporelle, d’action et la présence de peu de personnages permet de concentrer
l’attention du public.
Notre point de vue, comme celui du personnage, évolue au cours du récit jusqu’à appréhender complètement la nature de l’épreuve et du danger. Lorsque le film commence, on laisse penser au spectateur que le récit se déroule dans le passé. Des éléments anachroniques étranges, disséminés progressivement, vont finir par dévoiler que nous sommes dans un futur hypothétique. Un travail approfondi de la bande-son, comme fait dans le précédent court-métrage Brûle, permet d’introduire le contexte sociétal et de communiquer des informations essentielles à la compréhension de l’histoire.

« Visages de Laocoon » de Jeunghae Yim (Villa Arson)

Née en 1987 en Corée du Sud, Jeunghae Yim vit et travaille à Paris.
Elle travaille sur l’image en mouvement en se servant du montage comme un outil artistique à part entière.
En utilisant les possibilités du réel comme matière première de création, elle s’interroge sur l’expérience consistant à regarder le réel : qui voit quoi et comment ?
Dans ses films, les éléments du réel s’inscrivent dans une narration plastique. Elle s’intéresse à la fabrication de la narration et à notre perception face au medium filmique. Elle cherche également à penser le film en y intégrant sa compréhension personnelle de la peinture et de l’installation.

Platon définit l’amour dans le Banquet comme la recherche de notre âme soeur, cet autre morceau de nous-même que nous trouvons chez l’autre et qui nous complète tout à fait. Ainsi rend-il le désir indissociable de l’absence. Comme les deux faces d’une même pièce, nous
fantasmons ce qui est absent, nous désirons ce qui nous manque.

Marie, Ludovic et Michel ont tous en commun un rapport intense à l’absence, un vide que chacun à sa manière tente de combler au quotidien. Le film fera le portrait de ces trois personnages dans leur quotidien le plus banal et s’appliquera à mettre en valeur ce qui, malgré de grandes différences de cadre et de conditions, les réunit. Ils sont les Visages du Laocoon.

Le Laocoon – la célèbre sculpture d’origine grecque qui fait aujourd’hui parti des collections du musée du Vatican – était considérée comme perdue jusqu’à sa redécouverte au début de 16e siècle enfouie dans le jardin d’une ancienne villa romaine. Si on connaissait la sculpture de
réputation comme l’un des grands chefs d’oeuvre de la Grèce antique, aucune personne vivante sur Terre ne l’avait jamais vu. Elle n’existait alors que sous la forme d’une image mentale, conservée notamment par la description sporadique qu’en avait faite Pline l’Ancien dans ses
Histoires Naturelles. Le Laocoon n’était plus alors qu’un pur fantasme de l’esprit, existant en mille possibilités de formes dans l'imagination de chacun.
Voilà ce que le film entreprend d’explorer : cet état de quête à tâtons où certains sens nous font défaut, cette progression à travers l'obscurité des incertitudes et l’univers infini des possibles, qui n’aboutira peut-être pas à la destination désirée, mais à d’improbables rencontres, à la fois ludiques et imparfaites.

Visages de Laocoon est un projet de documentaire de création d’une heure.

« Le chemin le plus court » de Jeanne Berbinau Aubry (Villa Arson)

Née en 1989, Jeanne Berbinau Aubry développe un travail expérimental de sculpture et d’installation, où l’étude de la matière, de l’instabilité de ses états et de ses distorsions potentielles, occupe une place fondamentale. Diplômée en 2015 de la Villa Arson à Nice, elle obtient la même année le prix de la jeune création décerné par la Fondation Bernar Venet. Suite à cela, elle devient membre de La Station, artiste runspace installé dans les anciens abattoirs de la ville de Nice, et prend part à des projets d’expositions en France et à l’étranger. Parallèlement, elle participe à plusieurs programmes de résidence, comme dans l’Himalaya à l’automne 2015, à la Villa Médicis à Rome au printemps 2016, ou à la Cité Internationale des Arts à Paris en 2019.

Le projet développé par Jeanne Berbinau-Aubry est lauréat 2020 du Fonds Régional pour les talents émergents (FoRTE), financé par la Région Île-de-France.

Ce projet de sculpture aborde l’idée de « chemin le plus court ».
Cette expression, en apparence triviale, peut prendre sens dans de nombreux domaines d’application scientifique et technique, mais également dans des dimensions plus symboliques, voire politiques, comme celle-ci peut le laisser sous-entendre. En physique, elle définira de façon simplifiée, le phénomène de déplacement spontané des fluides, comme l’eau ou le courant électrique.
Ce principe scientifique, générateur de formes et de mouvements, constituerait la base d’une large réflexion, alimentée de recherches et expérimentations sur cette question, tendant à rendre compte des multiples interprétations, voire significations, applicables à cette
notion de «chemin le plus court».

« Ma vie rêvée » de Sarah Procissi (Conservatoire)

Création sonore et chorégraphique de Sarah Procissi et la Compagnie Humaine

En 2014, Sarah Procissi intègre le Conservatoire de Nice en classe de oud et d’électroacoustique où elle obtient un D.E.M. de composition et une licence de Pratiques musicales professionnelles à Université Côte d’Azur en 2019. La même année, elle reçoit une bourse de la SACEM et du CRR de Nice pour l’ensemble de sa formation en tant que jeune compositrice.

Ce projet est une pièce pour un danseur et une compositrice-interprète créée à la suite d’une série de dix ateliers chorégraphiques pour douze détenus de la Maison d’Arrêt de Grasse. A l’issue de ces ateliers, un solo et une création sonore sont créés, constituant la mémoire du processus de recherche engagé avec les détenus participants et permettant de nourrir le dialogue dedans/dehors. Ma vie rêvée aura pour thème les utopies personnelles.
Pour réaliser cette création, Éric Oberdorff (chorégraphe) et Luc Bénard (danseur) puisent dans la matière chorégraphique développée et les états de corps explorés par les détenus tout au long des ateliers. De son côté, la compositrice Sarah Procissi élabore une pièce électroacoustique à partir des matières sonores collectées pendant ces interventions.

« Ma vie rêvée » - Pièce pour un danseur et une compositrice
Chorégraphie : Éric Oberdorff
Musique originale / composition / interprète : Sarah Procissi
Danseur : Luc Bénard
Durée : 40 minutes
Tout public

Masterclasses

Chaque année, les écoles d'arts et de design d'Université Côte d’Azur accueillent des artistes en résidence dans le cadre de masterclasses. À la fois temps d’apprentissage, de rencontre et de création avec l'artiste, ce sont également des occasions de rencontres entre étudiant·es des différentes écoles.

D’une durée d’une semaine, ces masterclasses donnent lieu à une restitution publique des travaux de création. Ces restitutions peuvent être des représentations données sur le site de l’école - tel Joao Fiadeiro à la Villa Arson - aussi bien que dans des lieux de diffusion comme le Théâtre de la Criée à Marseille pour Sylvie Guillermin ou le Musée Chagall pour Amandine Beyer.

Chorégraphes
Joëlle Bouvier (2018), Joao Fiadeiro (2019) et Sylvie Guillermin (2020)

Cinéastes
Luc Riolon (2018) et Antoine Raimbault (2019)

Designer
Emmanuel Fillot (2021)

Dramaturge
Philippe Quesne (2021)

Metteur en scène
Michel-Maxime Legault (2019)

Musicien·nes
Marie Ythier (2021), Amandine Beyer (2019), Bruno Coulais (2021) et Steve Shehan (2020)

Scénaristes
Marie Mongier, Marie Murcia et Marie Dompier (2020)

Laboratoire de création "Vers Abraxa"

Laboratoire de création "Vers Abraxa"

Le 15 juin 2019, dans le cadre du Festival "Éclairage public", Université Côte d’Azur a organisé au chantier 109 la restitution du laboratoire de création « Vers Abraxa » mis en scène par les étudiants en art et design, sous la direction artistique du chorégraphe Eric Oberdoff.
65 étudiant·es de tous les horizons artistiques ont fait découvrir leurs performances au public 2 heures durant.