Pédagogie hip hop au musée - PHAM

En quelques mots

L'objectif de ce projet est d’appréhender les stratégies alimentaires de populations de la fin du Néolithique et du début de l’âge du Bronze sur la façade atlantique à partir du contenu de céramiques récemment découvertes sur le site de Porz ar Puns sur l’île de Béniguet dans le Finistère.

STAGE ENVIRONNÉ DE MASTER
de l'AXE 2

DATE : 2025

RESPONSABLE : Emilie Souyri, LIRCES

DISCIPLINES : études culturelles, sociologie,
sciences de l’éducation, sciences de l’information et de la communication, muséologie


MOTS-CLÉS : hip hop, musées, éducation, lutte contre les discriminations

Description du projet


CONTEXTE

Si l’alimentation répond à un besoin physiologique primaire de tout organisme vivant, elle est aussi, dans les sociétés humaines, un vecteur de structuration sociale1, le siège de pratiques culturelles transmises ainsi qu’un réservoir de savoirs, de savoir-faire et de techniques allant de la connaissance des ressources, de leur localisation et de leurs propriétés à leur préparation, transformation, conservation et consommation. Explorer et appréhender les stratégies alimentaires des populations humaines sur le temps long est une tâche particulièrement ardue, d’une part, du fait de leur richesse informative (ressources environnementales, économie des denrées, pratiques culinaires, structuration sociale, évolution humaine, impact sur la santé, etc.) et, d’autre part, car elles reposent sur l’ingestion de ressources animales et végétales dont les vestiges ne se conservent que partiellement dans le registre archéologique. Cela est vrai pour les restes fauniques et botaniques, témoins des ingrédients consommés, mais encore plus pour les préparations culinaires elles-mêmes (ragoûts à base de viande ou poissons, denrées grillées, farines, bouillies, boissons, etc.), qui peuvent se conserver au sein de la paroi poreuse des récipients en céramique dans les sites archéologiques.


OBJECTIFS

L'objectif de ce projet est d’appréhender les stratégies alimentaires de populations de la fin du Néolithique et du début de l’âge du Bronze sur la façade atlantique à partir du contenu de céramiques récemment découvertes sur le site de Porz ar Puns sur l’île de Béniguet dans le Finistère (fouilles Y. Pailler et C. Nicolas). 



MÉTHODE

La méthodologie mise en oeuvre est fortement interdisciplinaire et est pensée dès le terrain. Le site de Porz ar Puns a été choisi pour plusieurs raisons : il est toujours en cours de fouilles, ce qui permet de pouvoir prélever des tessons récemment mis au jour et de les stocker dans des conditions favorables à la conservation de la matière organique piégée dans leurs parois ; les fouilles ont mis au jour plusieurs niveaux d’occupations humaines associés à des rejets culinaires plus ou moins denses selon les périodes et interstratifiés dans la dune ; il a été occupé de la fin du Néolithique au début de l’âge du Bronze ; il a livré un grand nombre de vestiges céramiques. Les prélèvements des tessons ont été réalisés dans les règles de l’art (attribution stratigraphique maîtrisée, stockage adapté). La méthodologie consistera en
(i) la préparation des échantillons au laboratoire de chimie du CEPAM pour extraire la matière organique piégée dans la paroi poreuse des tessons ;
(ii) leur analyse moléculaire par des méthodes séparatives et structurales au CEPAM et à l’IPMC ;
(iii) la mesure du δ13C des acides gras (sous-traitance – analyse de 10 échantillons par le CIRAM) ; le traitement et l’interprétation des résultats.
Les analyses moléculaires réalisées au CEPAM permettront de déterminer la quantité et le degré de conservation des lipides et de faire de premières hypothèses sur leur origine (végétale, animale, produits de la ruche, produits laitiers, substances marines) tandis que celles menées à l’IPMC sur les triglycérides vise à affiner la caractérisation de certaines denrées en particulier d’origine végétale tandis que les mesures isotopiques (δ13C des acides gras) permettront, pour les matières grasses animales, de distinguer la viande des produits laitiers.


 

Interdisciplinarité et partenariats


RESPONSABLE DU PROJET

 



Martine Regert est Directrice de Recherche en archéologie au CEPAM (Cultures – Environnements. Préhistoire, Antiquité, Moyen Âge), Université Côte d’Azur





Delphine Debayle, ingénieure de recherche à l'IPMC (Institut de Pharmacologie Moléculaire et Cellulaire), Université Côte d’Azur





Simon Geay, étudiant en Master 2 Préhistoire, Paléoenvironnements, Archéosciences et Archéologie (2P2A)

Regert
Regert


AUTRES PARTENAIRES

Yvan Pailler, PR Université de Bretagne Occidentale (UBO), co-responsable de la fouille du site de Porz ar Puns - UMR 6554 - Littoral, environnement, télédétection, géomatique (LETG, Brest)

Résultats et valorisation

Publications

À venir

Conférences
Diffusion de la recherche
ANR et autres financements