Stratégies alimentaires des populations de la fin de la Préhistoire sur le site de Porz ar Puns (Finistère) - PrehistALIM

En quelques mots

L'objectif de ce projet est d'utiliser la pédagogie hip hop pour penser une muséologie plus démocratique et inclusive des publics traditionnellement peu accueillis dans les musées. 

STAGE ENVIRONNÉ DE MASTER
de l'AXE 3

DATE : 2025

RESPONSABLE : Martine Regert, CEPAM

DISCIPLINES : Archéologie préhistorique, Archéométrie

MOTS-CLÉS : Préhistoire, Archéologie biomoléculaire, Systèmes alimentaires

Description du projet


CONTEXTE

De nombreuses recherches ont montré l’importance d’une scénarisation dynamique dans les musées favorisant la participation les visiteur.euses et intégrant parfois une dimension ludique afin de rendre l’expérience plus immersive et plus accessible aux publics jeunes. Parallèlement, l’archivage des héritages de la culture hip hop, tant française qu’internationale, a connu un essor significatif -en témoignent, par exemple, l’exposition Hip Hop 360 ( 2021-2022) à la Philarmonie de Paris, ou la création de l’Hip hop Archive and Research Institute à Harvard dès 2002. Cependant, une véritable réflexion sur l’usage de la pédagogie hip hop dans les musées reste à mener. Comment la culture hip
hop, et son esprit originel d’inclusion et de communauté, peut-elle contribuer à faire des musées des espaces où des publics traditionnellement exclus se sentent désormais impliqués, reconnus et légitimes ? L’acronyme choisi pour le projet n’est pas anodin. Fam (qui sonne comme PHAM) est un terme d’argot issu de la culture hip hop pour désigner la famille – qu’elle soit d’origine ou choisie). Il renvoie aux personnes auprès de qui on se sent chez soi, vers qui l’on se tourne en cas de difficultés ou de discriminations. Comment, dès lors, le musée peut-il devenir un espace pour cette fam (ou mif, en français) : un lieu où l’on se protège de la violence psychologique du monde en apprenant, un lieu où l’on se sent véritablement chez soi ?


OBJECTIFS

La pédagogie hip hop n’est pas simplement l’art d’enseigner les danses de rue, le graffiti, le DJing ou le rap : c’est un prisme qui place au centre l’apprentissage entre
paires (« each one, teach one ») et qui critique les relations hiérarchiques et les épistémologies coloniales au sein de la transmission des savoirs (Akom 2009 ; Lamont Hill 2009). Le projet PHAM cherche donc à utiliser la pédagogie hip hop pour penser une muséologie plus démocratique et inclusive des publics traditionnellement peu accueillis dans les musées. Si la sociologie a étudié les causes structurelles de asymétrie entre groupes sociaux et le rôle des différences de capital culturel dans la fréquentation d’une institution plutôt qu’une autre, les sciences de l’éducation, les études culturelles et la muséologie peuvent enrichir leurs analyses réciproques et orienter une pratique muséologique plus démocratique, qui promeut la santé mentale des usagers en diminuant les discriminations directes ou indirectes dont l’impact sur la santé est connu (Bailey et al. 2017 ; Lawrence et al. 2022). 



MÉTHODE

Dans une perspective résolument transdisciplinaire puisqu’il s’agit de mettre études culturelles et sociologie de la race, du genre et de la classe et sciences de l’éducation au service de la muséologie et des sciences de l’information et de la communication. Cette approche se veut ancrée dans la pratique artistique et les usages contemporains des réseaux sociaux, notamment par les publics plus jeunes, mais informée par les cadres théoriques et critiques des disciplines impliquées. Elle veillera à prendre en compte les voix des communautés hip hop, de manière informelle d’abord, puis, grâce à des financements spécifiques, par le biais de recrutements et d’études de terrain. Cette démarche s’inscrit dans le respect du principe « nothing about us without us » né dans les disability studies et largement repris au sein des hip hop studies dans le sillage des études post-coloniales (De Sousa Santos 2014 ; Emdin 2016).

Interdisciplinarité et partenariats


RESPONSABLE DU PROJET

 



Emilie Souyri, est Maîtresse de conférences en études états-unienne au LIRCES (Laboratoire Interdisciplinaire Récits, Cultures et Sociétés), Université Côte d’Azur








Marine  Thébault, Maîtresse de conférences de recherche à Sic.Lab, Laboratoire des Sciences de l’Information et de la CommunicationUniversité Côte d’Azur





 

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Résultats et valorisation

Publications

À venir

Conférences
Diffusion de la recherche
ANR et autres financements