Le Festival des Pédagogies Actives fait rayonner l’innovation pédagogique
- Formation
- Innovation
le 11 juin 2026
Campus INSPE
Pendant deux jours, plus de 400 participants se sont réunis à Université Côte d’Azur pour partager, expérimenter et faire émerger de nouvelles pratiques pédagogiques. Une première édition placée sous le signe de l’innovation, de la collaboration et des pédagogies high et low tech.
Une première édition qui rassemble la communauté de l’enseignement supérieur en France
Les 4 et 5 juin, Université Côte d’Azur a accueilli la première édition du Festival des Pédagogies Actives, organisé par le Pôle Innovation Pédagogique, avec le soutien du PIA L@UCA.
Ce rendez-vous national consacré à l’innovation pédagogique a réuni plus de 400 acteurs de l’enseignement supérieur et de l’innovation pédagogique venus de toute la France.
Avec plus de 400 participants lors de ces deux journées, le festival a confirmé l’intérêt croissant de la communauté universitaire pour les nouvelles approches d’enseignement et d’apprentissage. Plus de 60 activités ont été proposées au cours de ces deux journées, mêlant ateliers collaboratifs, conférences, débats, stands high et low tech, hackathon consacré à l’intelligence artificielle et à la réflexivité, fresque participative et mur d’engagement.
Des personnalités reconnues au cœur des échanges
Le festival a offert aux participants l’opportunité d’échanger avec des experts reconnus en Sciences de l’éducation, notamment Jacques Tardif et Isabelle Nizet, professeurs à l’Université de Sherbrooke, François Taddéi, fondateur du Learning Planet Institute, Julian Alvarez, professeur à l’Université de Lille, ainsi que Bernadette Charlier, professeure émérite des Universités de Fribourg et de Louvain.
Leurs interventions ont permis d’explorer les évolutions de l’enseignement supérieur et les conditions favorisant l’engagement, la réussite et le développement des compétences dans un contexte de transformation des pratiques pédagogiques.
Quel privilège d’avoir pu ouvrir ce Festival des Pédagogies Actives à Nice ! J'aimerais d'ailleurs souligner à quel point cette formule s'est révélée, de mon point de vue, bien plus stimulante qu'un colloque traditionnel. Le temps précieux qui y est laissé pour se rencontrer et découvrir d'autres approches fait toute la différence. Bernadette Charlier, professeure émérite de Sciences de l'Éducation et de la Formation de l'Université de Fribourg (Suisse) et professeure invitée à l'UCLouvain en Belgique
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Quel privilège d’avoir pu ouvrir ce Festival des Pédagogies Actives à Nice ! J'aimerais d'ailleurs souligner à quel point cette formule s'est révélée, de mon point de vue, bien plus stimulante qu'un colloque traditionnel. Le temps précieux qui y est laissé pour se rencontrer et découvrir d'autres approches fait toute la différence. Ici, les interactions sociales sont privilégiées, que ce soit à travers les débats, les ateliers, les stands ou le hackathon d'expériences d’apprentissage. On y ressent l'existence d'une véritable communauté, portée par un enthousiasme et une très grande créativité.
Les conférences proposées se sont également montrées d'une grande complémentarité. Je pense notamment à l'intervention finale de François Taddéi, qui nous invite à "éduquer pour le monde". C'est une idée qui résonne profondément avec mon propre message et que je traduirais volontiers par la nécessité de nous engager à devenir Sujet Pour le monde.
Au cœur de mon intervention, j'ai justement souhaité rappeler en évoquant les propositions d’Etienne Bourgeois que l'apprentissage est un processus exigeant, une transformation de soi qui demande d'accepter une part d'inconfort et de "penser contre soi". Face à la tentation du "fast thinking" et de la "fast AI", il m'a semblé essentiel de réhabiliter le temps long, ou le "slow thinking". C’est dans ce fameux "vide médian", ce temps de pause qui conduit à la réflexivité critique, que l’étudiant peut véritablement construire sa pensée. La Low Tech et la High Tech ne s'opposent nullement : l'enjeu est de les transformer en véritables Instruments au service de la subjectivation, afin que chaque étudiant puisse "devenir Sujet.
Un immense merci au pôle Innovation Pédagogique de l'Université Côte d'Azur pour l'organisation de cet événement. Comme le proposait le programme : "Rien ne vaut l'expérience", et celle vécue et partagée lors de ce festival fut, pour moi, particulièrement riche et inspirante !
High & Low Tech : penser l’innovation pédagogique autrement
Placée sous le thème « High & Low Tech », cette première édition a interrogé les usages du numérique et de l’intelligence artificielle en pédagogie ;
- L’IA générative : quels enjeux pour l’esprit critique et l’effort cognitif des apprenants ?
- De l’Instrument à l’Expérience : la High Tech au service de la subjectivation
- Vers une évaluation augmentée ? Forces et limites de l’IAg en évaluation
- Du low tech au high tech : le jeu, une construction sociale
- L’IA, frein ou accélérateur de l’approche par compétences ?
La diversité de formats et de points de vue a encouragé le partage d’expériences et la réflexion collective autour des défis actuels de l’enseignement supérieur. Ces conférences et ateliers ont valorisé des approches simples, créatives et durables favorisant l’engagement dans les apprentissages.
Un prix pour récompenser l'innovation pédagogique
Temps fort de ces deux journées, le Grand Prix de l’Innovation Pédagogique a récompensé 11 projets lauréats sur les 21 candidatures reçues. pour leurs initiatives remarquables au service de la transformation des pratiques d’enseignement.
En savoir plus sur les prix de l'innovation pédagogique 2026
Porté par une forte dynamique collective, le festival a bénéficié de l’implication de nombreux acteurs de la communauté universitaire, portée par le Pôle Innovation Pédagogique. Cette mobilisation a contribué au succès de cette première édition et à la richesse des échanges proposés tout au long de l’événement. Le rendez-vous est déjà donné pour l'édition 2027 !